La chirurgie mini-invasive robotisée réunit les bénéficies de la laparoscopie et ceux directement liés à la précision visuelle et gestuelle du robot :
Ce sont les grandes qualités du robot (vision magnifiée et précision/mobilité des instruments) qui permettent au chirurgien expérimenté d’améliorer le geste technique et, ainsi, d’éviter de léser des tissus avoisinant la prostate, en particulier : sphincter urinaire et structures de l’érection (bandelettes neuro-vasculaires) nécessaires à une bonne continence urinaire et à une érection de qualité.
Lors de l’intervention, deux temps techniques font partie des clés de la continence urinaire.
Tout d’abord, grâce à la vision exceptionnelle que procure le robot, le chirurgien peut dégager
un segment plus long de l’urètre (de l’ordre du ½ cm). En conséquence, cela permet de conserver
une bonne longueur de sphincter, essentiel à la continence urinaire.
Le deuxième temps technique-clé est la reconstruction, c’est-à-dire la suture
entre vessie et canal de l’urètre.
Cette couture s’effectue dans la zone sphinctérienne et il est dont très important qu’elle soit
d’une précision totale. En effet, on sait qu’une couture pas totalement étanche cicatrise mal et
empêche, par la suite, le sphincter de se contracter correctement.
L’instrumentation multi-articulée du robot facilite la précision de la suture
et améliore la reprise de la continence urinaire.
Le
Centre d’Urologie de Paris, comme les grands centres du monde entier 5 possédant
le robot da Vinci®, ont pu constater que davantage de patients recouvrait une continence
urinaire rapidement, et ceci est visible dès le 1er mois post-opératoire.
L’impuissance sexuelle est une complication redoutée de la prostatectomie.
En effet, les nerfs érecteurs, indispensables à l’érection, sont dans le voisinage
immédiat de la prostate et l’un des enjeux de l’intervention est de parvenir à épargner
les bandelettes neuro-vasculaires. Il faut savoir que l’espace compris entre la prostate
et les nerfs est de l’ordre d’1 à 3 mm.
La chirurgie mini-invasive robotisée offre une vision agrandie jusqu’à 30 fois et des
instruments extrêmement précis qui favorisent la préservation des bandelettes au moment
où le chirurgien détache la prostate. Dans les 3 à 6 mois qui suivent l’intervention,
le
Centre d’Urologie de Paris constate un recouvrement plus rapide de la sexualité de
ses patients avec cette technique.
Les grands centres chirurgicaux étrangers font le même constat. 6, 7